Les données sur les produits alimentaires

AGRIBALYSE® fournit des données de référence sur 2500 produits alimentaires consommés en France (y compris des produits importés).

Une construction "en miroir" de la base de données nutritionnelle CIQUAL

On retrouve dans la base de données d’AGRIBALYSE® – Partie Alimentation - les mêmes ingrédients et les mêmes catégories d’aliments que dans la base de donnée nutritionnelle CIQUAL® gérée par l’ANSES.

Cette construction a été souhaitée afin que les utilisateurs puissent réaliser des analyses croisées sur les enjeux environnementaux et nutritionnels (comparaison par plats, menus ou recettes).

Ainsi, les utilisateurs peuvent trouver, pour un même produit, la composition nutritionnelle de ce produit dans la base CIQUAL®, et son empreinte environnementale dans la base AGRIBALYSE®.

Des données sur des produits "moyens" représentatifs des produits consommés en France

Les données qui seront fournies dans la version simplifiée d’AGRIBALYSE® – Partie Alimentation - représentent les indicateurs calculés pour des produits « standards moyens », consommés en France. On trouvera ainsi par exemple l’impact d’une pizza Margherita « standard », constituée de tomates « standards » conventionnelles, de gruyère et de jambon standards « conventionnels », issus des systèmes de production majoritaires aujourd’hui, ainsi que de l'emballage majoritaire observé pour ce type de produit (c'est-à-dire du carton).

🔸 Des données s'appuyant sur des "mixes de consommation"

Concernant les produits agricoles bruts utilisés dans la fabrication des produits alimentaires, des "mixes de consommation" ont été calculé, pour prendre en compte les produits importés. Ainsi, les impacts de la « tomate standard conventionnelle » utilisée dans la pizza représentent la moyenne pondérée des impacts des tomates majoritairement utilisés pour les produits transformés (c’est-à-dire 18% de tomates issues de la production française, 46% de tomates italiennes et 36% de tomates espagnoles).

🔸 Des données s'appuyant sur de nombreuses hypothèses et approximations

L’analyse des systèmes de production de l’ensemble des aliments consommés en France métropolitaine représente un défi scientifique considérable, de par son ampleur et la complexité des systèmes de production, de transformation et de distribution, sur un marché mondialisé. La réalisation des calculs a donc nécessité de s’appuyer sur un grand nombre de données statistiques, complétées par des hypothèses et des dires d’experts.

Des approximations et des simplifications ont dû être réalisées et sont documentées dans le rapport méthodologique. La construction des hypothèses a toujours été menée de manière la plus « systématique » possible afin d’éviter les biais, et en concentrant les efforts sur les paramètres structurants ayant le plus d’impacts, connus grâce à l’expertise du consortium. Ainsi un effort particulier a été porté sur l’étape agricole, qui représente pour une majorité des produits la phase du cycle de vie ayant le plus fort impact, alors que les phases de transformation, de logistique, d’emballage et d’utilisation ont été simplifiées.

🔸 Des données correspondants à des produits "moyens/standards "

La base de données contient un unique jeu d'indicateurs environnementaux pour chacun des 2500 produits alimentaire. Aucune variante n'est fourni pour chacun de ces produits. Les données ne permettent pas de comparer des produits alimentaires d’une même catégorie (ex : deux yaourts de marques concurrentes ou une steak haché bio versus un steak haché conventionnel). Ces données reflètent donc une réalité « moyenne » qui permet la comparaison de produits alimentaires de catégories différentes, mais pas la comparaison de produits identiques issus de modes de production différents.

De la même manière, il n’y aura pas de déclinaisons selon la saison ou l'origine des produits. C’est pourquoi il convient de considérer ces données comme une première réalisation qui a vocation à s’enrichir.

3 exceptions existent : deux déclinaisons sont fournis pour les tomates et les fraises pour distinguer les produits de saison et hors saison ; et les mangues font l'objet d'une déclinaison pour distinguer le mode de transport : importés par avion et non par bateau (à ce stade, l’exercice n'a pas été réalisé sur d'autres produits).

🔸 Des impacts environnementaux distingués par étapes et par ingrédients

Pour aider à la compréhension des données, le détail des impacts pour chacun des 2500 produits sera également fourni par grande étape : production agricole, transport, emballage, distribution et utilisation. Aussi, pour les produits composés, les impacts environnementaux seront détaillés par ingrédient.

Les données sont complexes et assorties d’incertitudes qu’il convient de considérer pour une bonne utilisation. Évitez les pièges, lisez le GUIDE UTILISATEUR.